Le premier chat bio-ionique

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Oscar

Oscar, un chat tout juste vivant. L'animal de 2 ans glandouillait au soleil, le fessier dans la paille, quatre coussinets en l'air et la queue à la dérive, violonant de l'os hyoïde : ron-ron et compagnie. Mistigri, insouciant, n'entendit pas la moissonneuse-batteuse qui débaroulait ; l'impitoyable machine amputa matou aux mitons.

Le chat était fait comme un rat : diminué, meurtri ; une sombre perspective infectait son avenir comme une gale revancharde. Il allait finir en greffier grogneur graillant à longueur de temps, obèse handicappé à fourrure, bedonnant bélître béquillard, viandé sur le sofa comme un gros phoque échoué sur une plage.

Ou pire, un Lolcat.

I can has cheezburger ? I can has cheezburger ? miaule la pauvre bête dans ses cauchemars les plus effroyables, le poil hérissé, les membranes nictitantes fébriles.

C'était sans compter sur la chirurgicale bienveillance de Noel Fitzpatrick : le vétérinaire du futur, utilisant une technologie développée par l'UCL, retapa la bête en fixant de petons prothétiques, appelés ITAPS, directement sur les os du félin.

Récupérer de tous ces drames ne fut point chose aisée : entre septicémie et désespoir, Oscar eut fort à faire ; mais le chat buté tint bon, et après quatre mois d'enfer, il est à nouveau en mesure de courir, sauter, faire le con.

Mais la science ne s'arrêtera pas là : on parle déjà d'améliorer Oscar : système vestibulaire assisté par ordinateur, vibrisses captant les ondes électromagnétiques, pelotes en kevlar, tapetum lucidum à rayons-X... D'après certaines rumeurs, le top secret Project Hellcat permettra à Oscar d'envoyer sur l'ennemi une charge nucléaire en se lappant les roubignoles. 

Oscar --- le chat le plus fort, le plus rapide, en un mot : le meilleur.

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