À genoux, escalope !

Publié le par ©

Vous pensez que la taille ne compte pas ? Détrompez-vous, dirait le fisc allemand. D'après cet article de Reuters, un restaurateur teuton en a fait l'amère découverte : le brave homme, un carnivore prosélyte, est en effet pris en défaut sur la taille de ses schnitzels. Et pour cause : il vend 70 pièces de viande par jour mais la sanguisorbe autorité juge, d'après la masse de chair morte qu'il enfrigote au quotidien, qu'il doit nourrir dans les 200 chaises.

Point du tout, s'offusque le zélé bidochard, c'est juste qu'il envoie des platées 2.86 fois plus enthousiaste que la concurrence. Et de justifier que des escalopes moins pantagruéliques ne fassent pas le poids face à ses voraces habitués.

Comme quoi, à avoir les yeux plus gros que le ventre d'autrui, on finit forcément dans la panure.

Publié dans Gastronomie

Commenter cet article

martine 27/09/2010 12:33


Sans oublier le coût des opérations chirurgicales quand il faut faire venir en catastrophe des tables de la clinique vétérinaire qui traite les pensionnaires du zoo (pas les colibris)!!!
Consternant mais authentique!

Vichounet, j´adore votre commentaire.


Vichounet 25/09/2010 21:15


A l'heure qu'il est j'ignore encore s'il existe effectivement des chinois en manque recherchant sur le net des orgies de callipyges bleues (à moins qu'il ne faille écrire des schtroumferies de
callipyges bleues) pour échapper à la censure omniprésente du gouvernement rouge.

Mais en ce qui concerne l'article en question, je me dois de confirmer et de témoigner.
A force d'observer les mœurs alimentaires excessives de mon entourage, je ne m'étonne plus que le saxon moyen,à peine passée sa vingtième année, entame le développement géométrique de sa bouée
abdominale.

A l'image des arbres dont on peut deviner l'âge au nombre d'anneaux du tronc, l'âge de l'allemand moyen est souvent directement proportionel au diamètre de son bidon.
Après avoir moi-même tenté -en vain- de m'adonner à l'exercice du Schnitzel de 800 g, j'ai fini par me demander si quelque caprice de la génétique n'avait pas doté nos voisins européens d'un second
estomac. Sans même parler de la performance biologique nécessaire pour digérer pareille quantité de barbaque, il faut également prévoir le volume suffisant pour accueillir les 2 litres de bière qui
l'accompagne. Car le demi allemand -contrairement à son homologue français- mérite son nom, lui.

Enfin et afin d'apporter une petite correction à l'article de Reuters, le Schnitzel saxon est essentiellement à base de porc -non de veau comme le traditionnel "Wiener Schnitzel". Parce que lorsque
l'on cultive son bidon, chaque kcal de lipides compte...


© 29/09/2010 03:21



Vichounet, je le crains, il faut bien que quelqu'un s'y mette pour témoigner. Allons ! il reste du cochon. 


Martine, aucune excuse géographique : il va falloir mettre la dent au schnitzel.


C'est qu'à ces extrémités culinaires, l'écœurement se mesure en durée : combien de temps pour engouffrer ces dernières bouchées de porc en panure ? Au pif : des éternités...