Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 18:39

Vous pensez que la taille ne compte pas ? Détrompez-vous, dirait le fisc allemand. D'après cet article de Reuters, un restaurateur teuton en a fait l'amère découverte : le brave homme, un carnivore prosélyte, est en effet pris en défaut sur la taille de ses schnitzels. Et pour cause : il vend 70 pièces de viande par jour mais la sanguisorbe autorité juge, d'après la masse de chair morte qu'il enfrigote au quotidien, qu'il doit nourrir dans les 200 chaises.

Point du tout, s'offusque le zélé bidochard, c'est juste qu'il envoie des platées 2.86 fois plus enthousiaste que la concurrence. Et de justifier que des escalopes moins pantagruéliques ne fassent pas le poids face à ses voraces habitués.

Comme quoi, à avoir les yeux plus gros que le ventre d'autrui, on finit forcément dans la panure.

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Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 18:20

Chers amis et fidèles du Tonique Révoltant, j'aimerais juste partager avec vous une liste --- cette liste, produite par Over-blog, détaille les mots clés entrés par les 23 visiteurs externes qui, la semaine dernière, ont passé ici en éclair nous faire un petit coucou via une recherche Google (ou --- sait-on jamais --- Bing) :

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Comme vous pouvez le constater, c'est encore le deuxième article Tonique Révoltant, datant de Juillet 2009, qui ameute le plus de curieux --- probablement des âmes pures qui, ayant eu vent du site par bouche à oreille, tentent d'en retrouver la trace en cherchant sur le web les références à ce truculent post.

Ou alors il existe vraiment une niche commerciale auprès des amateurs de fesse de lutin cyanosé...

Ne vous étonnez pas si, un de ces jours, vous voyez apparaître dans ces colonnes un article sur le bondage bisounours. 

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Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 20:20

Pour ressusciter l'économie roumaine, les législateurs Alin Popoviciu et Cristi Dugulescu espéraient faire appel aux forces occultes --- ou plus précisément, à l'escarcelle de ses pratiquants : leur loi proposait de taper dans les caisses noires de la magie éponyme en taxant les sorcières et cartomanciens. 

Le projet prévoyait d'obliger les charlatans à produire les reçus astronomiques de leurs consultations astrologiques pour leur vaticiner des Mercures en fisc et faire rimer thème avec barème. Pire ! on parlait de les tenir responsables de leurs aléas de prédictions : la bonne aventure avait intérêt à ne pas tourner mal sinon gare ! --- et celle-là, ils l'avaient pas vue venir. L'imposition des mains allait prendre un tout autre sens.

Bien sûr, la dîme divinatoire n'a pas envoûté tout le monde, et ceux des Sénateurs qui craignent le mauvais oeil ont commencé à la voir d'un pas meilleur. Les élus, en pétoche de jettatura, se signent, font la figue et passent leur tour ; de crainte que les choses ne virent au vinaigre, ils font le gros dos, boudent, et trissent en chats maigres.

La manne de maléfices meurt en maltôte ; l'obscurantisme crasse, lui, rampe encore. Pas d'hocus in the pocket.

 

Par © - Publié dans : Europe
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Dimanche 12 septembre 2010 7 12 /09 /Sep /2010 18:35

L'autre jour, avec un ami, nous parlions viande. Oh, pas d'euphémisme spirituel là-dedans, pas de langage codé, pas de clin d'œil senti : nous dissertions vraiment de bidoches et de leurs propriétés : en particulier, j'évoquais la cuisson du kangourou et la gestion de sa tendreté. Mon pote de se gausser : "tendreté" avais-je dit ? Que fallait-il que je disse ? "Tendresse", me fit-il sans certitude... J'en ris alors ; j'en ris encore.

Quelle que soit l'émotion qu'une tranche de barbaque vous procure, elle vous viendra en général de sa tendreté, autrement dit de sa qualité d'être fondante sous la dent ; plus rarement de son affection et de sa sollicitude. C'est que les suffixes substantivants, en français, ont leur sens propres.

Quand notre chère nunuche de gauche gratifia la France de sa "bravitude", nul doute qu'elle nous adressait quelque plaisantage --- oh, mais n'en a-t-elle point ânonné, naguère, des ânismes ? Du coup, on y entendit une boulette vocabulairienne, un croc-en-langue perfidement lancé par une inculture crasse sur un muscle trop rarement au repos. C'est que la pauvre femme, manquant de crédit, s'enfonça encore en s'expliquant : elle n'aurait pas barbarisé son mot, elle l'aurait portemantelé : elle suggérait la "plénitude d'un sentiment de bravoure". Oui, oui.

http://www.dicoactu.com/images/8/8e/Segolene_royal_muraille_chine.jpg

N'empêche, les suffixes en "-(er)ie" et en "-tude" ne véhiculent pas le même inclinement. Car "bravoure" n'est qu'une autre manière de dire "braverie", qui est soit une occurrence courageuse (de "braver" + "ie"), soit le fait d'un brave (de "brave" + "erie"). Le suffixe "-tude", lui, a trouvé sa place parmi les philosophes, les psychologues, et si dans la vastitude de sa complétude, le paradigme de notre langue offre une multitude de mots de toute amplitude, aucun n'exprime mieux la certitude de l'infinitude de l'attitude du brave que --- soit-elle louée --- la bravitude.

Par ©
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 23:10

(Merci à tous ceux qui, tous les jours, sans relâche, sont venus errer dans ces parages toniques-révoltants, attendant le retour des petites pièces. Voilà !)

Bah, les vacances sont finies. Que tout le monde rentre chez soi ! Les Aoûtiens ont rejoint les Juilletistes dans leurs sombres pénates ; les Septembriers, peinards, ne font guère de bruit. Le cirque tropique du sempiternel chassé-croisé, la foule transhumant à qui mieux mieux mieux, en diagonale et de traviole, en une pétarade cambrée dans le bleu supernel ou un klaxon cathartique campé sur des enrobés bitumineux en plein désarroi… --- ce fumeux remue-ménage, qui fout les nuages en rogne mais fait rigoler les étoiles, s’est finalement tu. 

Une cohorte de bagages a couiné vers ses placards, semant sur sa trace du sable fin et des coquillages ; les héroïques balluchons ont bien mérité leur retraite : bourrés, zippés et cadenassés, dénudés -- oh ! -- aux rayons X, remués en cales et soutes… Ça a bardé pour votre barda. 

Roissy Charles de Gaulle, sur le tapis roulant, la valse des valises embrasse son dernier temps. 

Rideau. 

Acte II. 

Home sweet home, potron-minet. On relit une carte postale de la belle-mère, qui est allée se roussir l’échancrure brésilienne au soleil d’El Gouna --- mode all-inclusive : cocktail-buffet et réaction de Maillard sur la bidoche --- ; on épanche ses émois de vacances via USB, sur la place publique, entre deux pokes égrillards et un quiz complaisants ; on dépile son flux RSS comme on pelle devant sa porte en hiver… 

Pendant ce temps, bambin et bambine se savonnent les quenottes et fourbissent leurs stylos : nos chères petites têtes blondes repartent en campagne. Mission : ingurgiter du 1515 et de la règle de trois, et se capitonner dessous les bouclettes de divine connaissance. Eh oui, eh oui, l'école recommence.

Dans un cartable aux atours improbables, on carre quatre feutres couleur bonbon, un agenda encore vierge mais qui finira plombé de gribouillages, annotations, photos et découpages ; un iPhone termine dedans --- avec ses factures au bout de votre doigt. Un ignoble classeur à l’effigie d’un déprimant vampire efféminé qui scintille au soleil, se glisse entre ses couches comme si de rien n’était. 

Caparaçonné de marques et leurs vanités juvéniles, la charge pesant sur les omoplates, petit(e) soldat(e) s’en va en guerre.

Par © - Publié dans : Actualités
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